Participer au financement: La PresseARIANEKROL akrol@lapresse.ca: Crowdfunding
December 1, 2012

Le socio financement par l’internet, qui permet de recueillir de petites sommes auprès d’un grand nombre d’individus pour lancer un projet, marche à fond aux États-Unis. Le Québec ne doit pas manquer l’occasion d’en profiter.

La formule la plus utilisée en Amérique du Nord consiste à offrir aux donateurs un accès privilégié aux biens ou services qui verront le jour grâce à leur contribution – gadget, livre, CD, première d’un film, etc. Le site américain le plus connu, Kickstarter, a déjà permis de financer plus de 33 000 projets. Dans les deux tiers des cas, les sommes récoltées oscillaient entre 1000 et 10 000$.

Il existe une autre formule, par laquelle les promoteurs offrent plutôt une participation dans leur entreprise. Le contributeur n’est plus seulement un mécène ou un client privilégié, il devient un véritable investisseur.

Ce modèle est particulièrement intéressant pour les entreprises technologiques qui n’ont pas encore l’envergure suffisante pour convaincre des anges financiers ou des fonds de capital de risque. C’est ce qu’offre notamment Crowd cube, une plateforme réservée aux promoteurs et investisseurs du Royaume-Uni.

Plusieurs ici, dont la Canadian Advanced Technology Alliance, voudraient que cette forme de financement participatif soit disponible au Canada. Les règles provinciales sur les valeurs mobilières ne le permettent pas. Au Québec, celui qui sollicite des fonds en promettant des actions ou un retour sur l’investissement doit faire approuver un prospectus détaillé par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Une démarche longue et coûteuse, trop pour la plupart des entreprises en démarrage. Il faudrait pouvoir créer une exception pour le financement participatif.

C’est ce que les États-Unis ont fait grâce à une loi (connu sous l’acronyme JOBS) adoptée en avril dernier. Ça bouge aussi au Canada. Les commissions de valeurs mobilières de la Colombie-Britannique et du Nouveau-Brunswick ont toutes deux organisé des conférences sur le sujet au cours des dernières semaines. Et le gouvernement ontarien vient d’annoncer qu’il regardera comment ses règles peuvent être changées. L’AMF, de son côté, se limite à étudier la question.

La prudence s’impose, c’est vrai. Il faut s’assurer qu’on ne déroule pas le tapis rouge aux fraudeurs et que les épargnants comprennent les risques des projets. C’est d’ailleurs ce qui retarde l’adoption des règlements sur le financement participatif aux États-Unis.

L’AMFn’ apaseude demande politique, nous dit-on. Peutêtre est-ce ce qui manque? Le Québec accorde des crédits d’impôt pour développer le secteur financier traditionnel. Pourquoi n’adapterait-il pas sa réglementation pour favoriser l’émergence de ce nouveau type de financement? Le premier portail qui offrira ce service au pays raflera une part importante du marché canadien. Le Québec devrait s’y intéresser sans tarder.

The socio funding via the Internet, which allows to collect small amounts from a large number of people to start a project, walking back to the United States. Quebec should not miss the opportunity to enjoy.

The formula most commonly used in North America is to offer donors preferred access to goods or services that will emerge through their contribution - gadget, book, CD, a movie premiere, etc.. The best known U.S. site, Kickstarter has already funded over 33,000 projects. In two thirds of cases, the amounts collected ranged between 1,000 and $ 10,000.

There is another formula, which developers offer rather an interest in their business. The contributor is not only a patron or a preferred customer, it becomes a real investor.

This model is particularly attractive for technology companies that have not yet large enough to convince angel investors or venture capital funds. This is offered including Crowd cube, a platform reserved for developers and investors in the United Kingdom.

Many here, including the Canadian Advanced Technology Alliance, would like this form of participatory financing available in Canada. Rules provincial securities do not permit. In Quebec, the soliciting funds by pledging shares or a return on investment must approve a prospectus by the Autorité des marchés financiers (AMF). A long and expensive, too much for most startups. Should be able to create an exception for participatory financing.

This is what the U.S. has done through a law (known by the acronym JOBS) adopted last April. It also moves to Canada. The securities commissions of British Columbia and New Brunswick have both held conferences on the issue in recent weeks. And the Ontario government announced it will look how the rules can be changed. The AMF, in turn, is limited to study the issue.

Caution is needed, it is true. We must ensure that we do not go on the red carpet and fraudsters that investors understand the risks of the projects. This is also delaying the adoption of participatory funding regulations in the United States.

The AMFn 'apaseude political demand, we are told. Perhaps this is what is missing? Quebec gives tax credits to develop the traditional financial sector. Why did he not adapt its regulations to promote the emergence of this new type of financing? The first portal that will provide this service to the country raflera an important part of the Canadian market. Quebec should be interested immediately.